Ce qui n'entre jamais au fourLes bois à proscrire
Un four à pizza cuit un aliment posé directement sur la sole, à quelques centimètres des flammes. Tout ce que le feu dégage finit, de près ou de loin, sur la pâte. C'est pour cela que certaines règles ne se discutent pas.
Résineux (pin, sapin) : résine, suie, goût
Le pin, le sapin, l'épicéa ou le mélèze s'enflamment vite, ce qui les rend tentants. Mais leur résine brûle en dégageant une fumée épaisse et chargée qui noircit la voûte, encrasse le conduit et laisse un goût âcre sur la croûte. Leur braise, légère, retombe en quelques minutes. Au mieux une poignée d'allume-feu à l'entrée ; jamais un combustible de cuisson.
Bois traités, peints, agglomérés, palettes : danger sanitaire
Chutes de menuiserie, planches vernies, contreplaqué, aggloméré, meubles démontés, palettes, cagettes : ces bois contiennent des colles, des vernis, des peintures ou des produits de traitement qui, en brûlant, libèrent des substances toxiques. Dans une cheminée, c'est déjà une mauvaise idée ; dans un four où l'on pose directement de la nourriture, c'est à exclure sans exception, même « juste pour démarrer ».
Bois vert ou humide : fumée, encrassement, four qui ne monte pas
Un bois fraîchement coupé contient énormément d'eau. Avant de chauffer le four, le feu doit d'abord l'évaporer : la combustion reste froide et incomplète, la bûche siffle, la fumée blanche envahit la voûte et la suie se dépose partout. Résultat : un four qui plafonne loin des 450 °C, une sole tiède et des pizzas qui cuisent mal. C'est l'erreur la plus fréquente, et la plus facile à éviter.