La fondationLa pâte : hydratation, farine et repos
Tout part du pâton. C'est là que se décide, avant même la garniture, si la pizza sera moelleuse ou croustillante. Les deux écoles ne travaillent ni la même farine, ni la même quantité d'eau, ni le même temps de repos — et c'est ce qui les sépare le plus nettement.
La pâte napolitaine : très hydratée, moelleuse, longue levée
La tradition napolitaine repose sur une farine fine, type 00, très fortement hydratée et laissée à maturation de longues heures. Cette eau et ce repos donnent une pâte souple, extensible, qui s'étale à la main et gonfle au four en un bord aérien. Le temps de levée est ici décisif : c'est lui qui rend la pâte digeste et bien alvéolée, comme on l'explique dans notre guide sur le temps de levée d'une pâte à pizza.
La pâte romaine : plus sèche, croustillante, parfois à l'huile
La romaine, elle, part sur une pâte moins hydratée, souvent enrichie d'un filet d'huile d'olive, puis étalée très finement — parfois au rouleau pour la version « tonda ». Moins d'eau, une abaisse plus mince : la pâte sèche à la cuisson et devient nette et croustillante d'un bord à l'autre. Là où Naples cherche le moelleux, Rome cherche le craquant.
Plus d'eau et de repos à Naples, plus de finesse et de croustillant à Rome.